Jack TS, TRS, XLR… : le Guide des Câbles de Studio

Ça pourrait être simple.

On pourrait avoir — allez — deux câbles standardisés qui couvriraient tous les usages possibles en studio. Ils seraient de couleur différente… on saurait immédiatement quand il faut utiliser l’un ou quand il faut utiliser l’autre… les connectiques seraient les mêmes…

Malheureusement, et vous vous êtes sans doute déjà rendu compte : ça ne fonctionne pas comme ça.

Exemples de câbles de studio

En (home) studio, il existe un nombre assez important de câbles et de connectiques différents, avec des noms pas nécessairement explicites au premier abord : jack TS, jack TRS, jack mono, stéréo, connectique XLR, connectique RCA…

Bref, difficile de s’y retrouver, et lorsque vous débutez et que vous souhaitez relier votre microphone à votre interface audio ou, dans un usage plus avancé, connecter un préampli micro à votre carte son — eh bien il est parfois compliqué de savoir quel câble acheter.

D’autant plus que si vous prenez le mauvais câble, ça ne risque pas de fonctionner…

Aussi, je vous propose ce guide détaillé pour pallier ce problème : après l’avoir lu, vous aurez (du moins je l’espère !) toutes les connaissances pour choisir sans hésitation vos prochains câbles, audio ou non, pour votre studio.

Voici les sujets que nous allons aborder :

  1. Câbles analogiques vs. câbles numériques : quelle différence ?
  2. Les câbles analogiques
    1. Câbles asymétriques et câbles symétriques
    2. Jack TS vs. Jack TRS vs XLR
    3. Guide d’achat des câbles analogiques
  3. Les câbles MIDI
  4. Les câbles numériques
    1. La connectique ADAT (Toslink)
    2. La connectique S/PDIF
    3. La connectique AES/EBU
    4. La connectique BNC
  5. Les connectiques informatiques

Câbles analogiques vs. câbles numériques : quelle différence ?

Avant de nous lancer dans le détail des connectiques, prenons quelques instants pour nous rappeler qu’il existe deux grands types de signaux audio : les signaux analogiques et les signaux numériques.

Les signaux analogiques prennent la forme d’une courbe continue, avec des voltages variant entre des valeurs positives ou négatives.

Les signaux numériques, eux, prennent la forme d’une série de 1 et de 0 (bits), qui sont encodés sous la forme de transitions rapides de voltage.

On obtient donc une courbe qui ressemble à un signal carré (square wave).

Il s’agit donc de deux options pour transporter un signal audio.

Pour les signaux analogiques, ils pourront être exploités directement par un amplificateur, par exemple, pour être joués par un haut-parleur ; pour les signaux numériques, ils devront d’abord être reconvertis en signal analogique avant de pouvoir être amplifiés.

Mais ça, c’est un sujet à part entière qui dépasse la thématique de notre article sur les câbles audio. 😃

Les câbles analogiques

Commençons par regarder les câbles analogiques, qui sont sans doute les plus complexes à sélectionner en home studio.

Du moins, ceux qui génèrent le plus de confusion.

Câbles asymétriques vs. Câbles symétriques

Maintenant que vous connaissez la différence entre les câbles analogiques et les câbles numériques, il est également essentiel de comprendre la différence entre les câbles asymétriques et les câbles symétriques.

Oui, désolé, je vais vous faire patienter encore un peu avant que nous discutions de tout ce qui est connectiques.

Mais cette notion d’asymétrique vs. symétrique est indispensable pour bien comprendre ce qui va suivre.

En gros, pour passer un signal audio analogique dans un câble, il y a deux grandes façons de le faire : via un câble asymétrique ou via un câble symétrique.

Les câbles asymétriques (unbalanced)

Les câbles asymétriques (unbalanced en anglais) se composent de deux conducteurs :

  • un fil central servant à acheminer le signal audio ;
  • une tresse métallique entourant le fil central, qui correspond à la masse. Elle sert de chemin de retour pour le signal audio, mais protège également le fil central, dans une certaine mesure, des interférences électromagnétiques (ondes radio, rayonnement des éclairages…).
Diagramme représentant le fonctionnement d'un câble asymétrique

Le tout fonctionne plutôt bien, mais le câble fait nécessairement antenne. Ce qui veut dire que dans tous les cas, il va avoir tendance à capter du bruit : plus le câble sera long, plus vous aurez de bruit dans votre signal.

Généralement, on conseille d’éviter de dépasser les 4 ou 5 mètres pour les câbles asymétriques — surtout pour des signaux faibles comme celui d’un microphone ou d’une guitare électrique.

Les câbles symétriques (balanced)

Les câbles symétriques (balanced en anglais) visent justement à réduire les problèmes de bruits mentionnés juste avant.

Dans un câble symétrique, vous avez trois conducteurs :

  • un premier fil central servant à acheminer le signal audio ;
  • un second fil central, qui transporte le même signal audio mais dont la phase a été inversée (rotation de phase de 180°) ;
  • une tresse métallique entourant les deux fils centraux, qui correspond à la masse. A nouveau, cette tresse sert à protéger des interférences électromagnétiques.
Diagramme représentant le fonctionnement d'un câble symétrique

Alors quelle est la différence avec les câbles asymétriques ?

Eh bien, vous vous doutez que la présence de deux fils centraux au lieu d’un, avec un des fils acheminant un signal audio en opposition de phase par rapport au premier, n’est pas un hasard.

Si nous ajoutions le signal de ces deux fils, nous obtiendrions bien entendu un signal nul, puisqu’ils sont opposés.

Cependant, lorsque le signal audio transite dans le câble entre l’appareil source et l’appareil cible, il capte bien sûr du bruit (interférences électromagnétiques) de la même façon que le câble asymétrique.

Le point à bien comprendre, c’est que le bruit capté par chacun des fils centraux du câble va être strictement le même.

La technique consiste alors, au niveau de l’appareil cible, à inverser à nouveau la phase du second fil. Ce faisant :

  • les deux signaux audio acheminés par les fils se retrouvent à nouveau en phase
  • mais la phase du bruit de fond est désormais inversée dans le fil 2 par rapport au fil 1.

Lorsqu’on additionne in fine les signaux des deux fils, cela a donc un double impact :

  • le signal audio est désormais deux fois plus fort ;
  • le bruit de fond s’annule.

Jack TS vs. TRS vs. XLR (et RCA)

Nous avons vu dans la partie précédente que les câbles asymétriques et symétriques différaient par le nombre de conducteurs / fils : les câbles asymétriques en possèdent 2 tandis que les câbles symétriques en possèdent 3.

Pour gérer cette situation, on va donc retrouver différentes connectiques et connecteurs — dont les fameux jacks TS et TRS.

Les connecteurs jack TS et TRS

Au premier abord, les connectiques jack peuvent donner l’impression d’être un vrai casse-tête, mais en réalité c’est assez simple.

Pour bien comprendre la différence entre les jacks TS et TRS, observons l’image annotée suivante :

Comparaison d'un jack TS et d'un jack TRS

Comme vous pouvez le voir, les jacks TS (Tip – Sleeve) ont deux segments séparés pas une bande isolante noire en plastique — donc deux points de contact. Les jacks TRS (Tip – Ring – Sleeve), quant à eux, en ont trois — donc trois points de contact.

En conséquence, les jacks TS et TRS vont servir à deux utilisations très différentes :

  • les jacks TS seront toujours utilisés pour passer un signal asymétrique, puisqu’on ne pourra les connecter qu’à des câbles à deux fils. Le signal sera donc toujours mono.
  • les jacks TRS pourront :
    • soit être utilisés pour passer un signal mono symétrique, puisqu’ils peuvent être connectés à des câbles à trois fils ;
    • soit être utilisés pour passer un signal stéréo, mais qui sera alors asymétrique. Typiquement, c’est souvent le cas pour les câbles utilisés sur les casques audio.

Et c’est tout 🙂 !

Remarque : notez au passage que du coup, les « câbles jack stéréo » et les « câbles jack TRS » que l’on peut voir chez les vendeurs sont donc strictement similaires. Seul le nom change.

Les connecteurs XLR

Viennent maintenant les fameux connecteurs XLR, qui correspondent à une connectique à trois broches que l’on retrouve partout en studio et en home studio.

Exemple de câble XLR (pour microphone notamment)

Typiquement, cette connectique est souvent utilisée pour les microphones, mais elle est également employée sur un certain nombre de matériels hardwares (patchbay, compresseurs, égaliseurs, etc.).

Comme les connecteurs XLR ont trois broches, cela implique qu’ils peuvent être connectés à des câbles à trois fils. Donc, des câbles symétriques.

Ils sont donc équivalents sur le principe aux connecteurs TRS — si ce n’est que la connectique XLR est potentiellement un peu plus solide / qu’elle tient un peu mieux une fois branchée.

Dans l’absolu, on pourrait donc imaginer utiliser des câbles XLR pour passer un signal stéréo asymétrique, mais dans les faits ce n’est jamais le cas : ces câbles sont toujours utilisés pour les signaux mono symétriques.

Les connecteurs RCA

Enfin, il y a le sujet des connecteurs RCA — également appelés cinch.

Deux paires de câbles RCA
Deux paires de câbles RCA

Il s’agit plutôt d’une connectique grand public, mais on la retrouve parfois dans les (home) studios :

  • sur les platines DJ ;
  • sur les amplis phono (si par exemple vous faites du sampling…) ;
  • à l’arrière d’enceintes de monitoring pour offrir une option d’entrée asymétrique ;

Comme nous sommes ici sur une connectique à deux broches, cela implique que les câbles RCA seront toujours des câbles asymétriques.

Ou presque, puisque les connectiques RCA sont aussi utilisées pour des applications digitales dont nous allons parler dans un instant.

Un petit tableau résumé…

Pour résumer tout ce qu’on vient de dire sur les connectiques analogiques en home studio, voici un petit tableau de synthèse 😉 :

CâbleMono AsymétriqueMono SymétriqueStéréo Asymétrique
Jack TSX
Jack TRSXX
XLRX
RCA (cinch)X

Guide d’achat des câbles analogiques

Normalement, avec les quelques paragraphes ci-dessus, vous devriez d’ores et déjà avoir toutes les informations nécessaires pour définir le type de câble dont vous avez besoin.

Ceci dit, il vous faudra bien entendu faire également un choix concernant la marque du câble.

Et là, à nouveau, problème complexe : quelle marque acheter ? quelle qualité faut-il prendre ? quel prix faut-il mettre ?

Objectivement, il n’y a pas besoin de mettre des mille et des cents dans vos câbles — mais il faut en même temps éviter les câbles bas de gamme à la durée de vie plus qu’incertaine.

Oui, il y a des câbles à 1 € sur Aliexpress, mais pour avoir un jour testé, le jack n’était pas à la bonne dimension.

Sans compter les finitions.

Voyez par exemple la différence après quelques années entre un adaptateur de qualité (à gauche, toujours avec son plaquage or) et un adaptateur Aliexpress (à droite, le plaquage a disparu) :

Connecteur de qualité vs connecteur aliexpress

Si votre budget est vraiment limité, je vous conseille de vous orienter sur des câbles « entrée de gamme » mais de bonne facture, comme par exemple ceux de chez Cordial. Le rapport qualité/prix est très bon.

Si vous souhaitez investir un peu plus, ça vaut par contre le coup de passer sur des marques comme Klotz ou Sommer Cable. J’utilise un mix des deux, et ça fonctionne sans problème.

Voici quelques liens pour voir les prix associés à ces différentes marques :

CâbleCordialSommer CableKlotz
XLR-XLRThomann
Woodbrass
Amazon
Thomann
Amazon
Woodbrass
Amazon
Jack TS – TSThomann

Woodbrass

Amazon
Thomann
Amazon
Woodbrass
Amazon
Jack TRS – TRSThomann
Woodbrass
Amazon
ThomannWoodbrass
Amazon
(attention, suivant les boutiques les longueurs et les produits diffèrent légèrement, donc soyez vigilant(e) en comparant les prix)

Enfin, vous pouvez même fabriquer vos propres câbles — ce qui peut être économique soit sur le long terme, soit si vous avez un besoin immédiat de plusieurs câbles. J’écrirai à l’occasion un petit article sur le sujet… 😉

Les câbles MIDI

Les connectiques MIDI sont très courantes en home studio, notamment sur les interfaces audio et les synthétiseurs.

Toutefois, le terme « connectique MIDI » est je trouve un abus de langage, puisqu’en réalité la connectique standard est une connectique DIN à 5 broches.

Le mot « MIDI » fait en effet surtout référence au protocole de communication pour tout ce qui est synthés, séquenceurs ou contrôleurs… bref, pour la plupart des matériels hardwares générant ou ayant besoin de recevoir des notes de musique.

La liaison MIDI étant unidirectionnelle, on retrouve les termes suivants sur notre matériel :

  • MIDI IN = entrée ;
  • MIDI OUT = sortie ;
  • MIDI THRU = une sortie un peu spéciale qui transmet une copie du signal MIDI IN.
Connectiques MIDI sur un Yamaha DX7
Connectiques MIDI sur un synthé Yamaha DX7

Notez par ailleurs que les signaux MIDI autorisent jusqu’à 16 canaux par câble. Cela veut dire que vous pouvez envoyer simultanément 16 messages différents.

Par exemple, vous allez pouvoir, à partir de votre ordinateur et d’une sortie MIDI unique sur votre carte son, piloter jusqu’à 16 synthétiseurs au même moment en leur faisant jouer des mélodies différentes.

Les câbles numériques

En studio, il n’y a bien sûr pas que des câbles analogiques ou des câbles MIDI : on retrouve également des câbles numériques, dont l’usage se répand de plus en plus (je trouve) avec l’évolution technologique.

Généralement, l’objectif de ces câbles est de permettre de connecter plus de matériels à une interface audio ou à un ordinateur tout en minimisant le nombre de câbles nécessaires.

La connectique ADAT (Toslink)

Un câble ADAT/Toslink
Hustvedt, CC BY-SA 3.0

La connectique ADAT est sans aucun doute la connectique numérique la plus courante.

On la rencontre parfois sous son nom complet : ADAT Optical Interface ou ADAT Lightpipe.

Cependant, je dis connectique mais ADAT est plutôt un protocole qui permet le transfert de données audionumériques entre des équipements.

Anecdote : ADAT est une invention de la marque Alesis. En effet, ADAT signifie Alesis Digital Audio Tape.

Les messages ADAT sont transportés par des câbles optiques avec des connecteurs Toslink, de façon unidirectionnelles : lorsque vous achetez une interface audio ou un matériel disposant de connectiques ADAT, vérifiez donc bien s’il s’agit de connectiques ADAT IN (entrées) ou ADAT OUT (sorties).

La connectique permet de transporter jusqu’à 8 canaux différents en 24 bits/48 kHz (et seulement 4 canaux si vous montez à une fréquence d’échantillonnage de 96 kHz).

Le cas d’usage typique de l’ADAT est l’ajout de préamplis : admettons que vous ayez une interface audio mais que vous n’ayez pas assez d’entrées préamplis, par exemple pour enregistrer une batterie.

Heureusement, celle-ci dispose d’un port ADAT IN.

Pour enregistrer votre instrument, il vous suffit alors d’acheter un rack de 8 préamplis avec un convertisseur numérique-analogique intégré et une sortie ADAT. Vous pourrez alors relier cette sortie à votre entrée ADAT IN.

La connectique S/PDIF

S/PDIF est une autre connectique numérique inventée par Sony & Philips — d’où le nom qui signifie Sony / Philips Digital InterFace.

On la retrouve assez régulièrement à l’arrière des interfaces audio ; cependant, je la trouve au final assez peu utile, quoiqu’elle permette d’appairer facilement certains préamplis avec convertisseurs intégrés comme les Audient MiCo.

Le connecteur utilisé pour passer un signal S/PDIF est généralement le connecteur RCA (cinch), ce qui peut facilement prêter à confusion. Toutefois, ici, il s’agit bien d’une connectique numérique qui n’a rien à voir avec la connectique analogique dont nous avons parlé tout à l’heure.

Enfin, la connectique S/PDIF ressemble sur le principe à l’ADAT, dans le sens où le signal est unidirectionnel et numérique.

Cependant, il s’agit de connectiques bien distinctes ; d’ailleurs, le S/PDIF ne peut transporter que deux canaux de signal.

Remarque : dans certains cas, des connecteurs optiques Topslink peuvent être utilisés pour passer des signaux S/PDIF.

La connectique AES/EBU

La connectique AES/EBU ressemble fortement au S/PDIF puisqu’elle permet également de véhiculer deux signaux (canaux) audionumériques en même temps.

Bien qu’il soit possible d’utiliser un câble BNC 75 ohms, l’AES/EBU emploie la plupart du temps un câble XLR symétrique.

Eh oui, il s’agit bien des mêmes connecteurs XLR que pour les câbles XLR analogiques mentionnés plus haut. Toutefois, le câble par lui-même est généralement légèrement différent et répond à des standards d’impédance plus stricts.

La connectique BNC

BNC est une connectique coaxiale dite « de 75 ohms » qui achemine dans le cadre des applications studio un signal de type Word Clock — c’est-à-dire un signal d’horloge permettant de synchroniser différents dispositifs numériques (comme deux convertisseurs).

Cela permet de maximiser la qualité de ce qui est enregistré.

Un câble BNC

Les connectiques informatiques

Bien entendu, à partir du moment où vous travaillez en studio et dans un contexte qui n’est pas 100% analogique (autrement dit, à partir du moment où vous enregistrez ou mixez sur un ordinateur), vous allez retrouver différentes connectiques que j’appellerai « informatiques » car elles concernent, justement, le lien entre votre matériel et votre ordinateur.

La connectique USB

Les câbles USB sont clairement les plus courants : la plupart des interfaces audio sont en effet basées sur cette technologie.

Dans le contexte des appareils home studio, il existe trois grands types de connecteurs USB :

  • USB-A
  • USB-B
  • USB-C

Ceux-ci sont facilement reconnaissables, donc il n’y a pas vraiment de risque de se tromper :

Des câbles USB-A, USB-B et USB-C
De gauche à droite : USB-B, USB-A, USB-C

Par ailleurs, la norme USB évoluant régulièrement, il existe plusieurs versions de celle-ci : USB 2.0, USB 3.0, USB 3.1, USB 3.2, etc.

C’est donc une information à prendre en compte lorsque vous reliez votre matériel.

Heureusement, la compatibilité entre les versions est assurée — la seule vraie différence étant la quantité de données pouvant transiter par seconde dans le câble.

Mais si votre interface audio est en USB 3, il sera idéal de la relier à un port USB 3 de votre ordinateur.

Remarque : il ne faut pas confondre la version de la norme USB avec le type de connecteur. Ainsi, un connecteur USB-C peut servir aussi bien pour du matériel en USB 2 que pour du matériel en USB 3.

La connectique Thunderbolt

Photo d’Amin, CC-BY-SA 4.0

Thunderbolt est, d’une certaine façon, une alternative à la connectique USB, généralement considérée comme plus rapide et donc permettant de diminuer la latence des interfaces audio.

Comme pour la connectique USB, vous allez retrouver différentes versions de la technologie, ainsi que différents connecteurs.

Toutefois, cette fois-ci, c’est un peu plus simple :

  • soit votre interface audio est en Thunderbolt 1 ou 2, et dans ce cas-là vous aurez besoin d’un câble Thunderbolt avec des connecteurs Mini DisplayPort;
  • soit votre interface audio est en Thunderbolt 3, et dans ce cas-là vous aurez besoin d’un câble Thunderbolt ave des connecteurs USB-C.

Faites toutefois attention : les câbles USB-C « classiques » ne seront pas nécessairement utilisables pour la connectique Thunderbolt, même si le connecteur est le même.

La connectique FireWire

Enfin, sur certains modèles d’interfaces audio, vous retrouverez des connecteurs Firewire.

Ceux-ci peuvent être de deux types : 400 ou 800. Soyez-donc vigilant si vous achetez un câble de ce type à bien prendre la bonne connectique.

Toutefois, il est à noter que FireWire est en nette perte de vitesse aujourd’hui. Aussi il est fort à parier que la connectique en elle-même disparaisse prochainement de nos home studios, à quelques rares exceptions près.

En conclusion

Vous l’avez vu : pour tout ce qui est câbles numériques et connectiques informatiques, c’est assez simple. Mais pour les connectiques analogiques, c’est un peu plus compliqué et il faut faire attention à ne pas se tromper.

Heureusement, avec cet article, vous devriez normalement avoir toutes les informations pour bien choisir vos câbles.

Si toutefois vous avez encore des questions, n’hésitez pas à les poser en commentaires ! 😉

► Continuez à lire en consultant mon guide du matériel home studio 😉

Commentaires (23)

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jean-marc Genonceaux / Répondre

Comme d’habitude, très intéressant, pédagogique. Merci pour les bons conseils que vous nous apportez.

David LABARRE Membre / / Répondre

Je croyais que Thunderbolt 3 et usb-c étaient la même chose, ce n’est pas le cas ?

C’est un peu le bordel dans les normes USB ! 😀

Jean-Michel Gagnon / Répondre

Merci pour cet article très intéressant. Je possède une Focusrite 2e Gen et des Yamaha HS8. J’ai plusieurs options de connections entre les deux, 1/4 TS, 1/4 TRS ou XLR. Je me demande quel serait le meilleur choix dans ce contexte. Merci !

Adrien Administrateur / / Répondre

Merci 🙂
Pour minimiser les parasites, il vaut mieux utiliser des câbles symétriques => TRS ou XLR (ça sera identique)
Adrien

RS_Chops / Répondre

Attention, il y a une inversion entre la forme du port USB-A et USB-B 🙂

Adrien Administrateur / / Répondre

Oui tout à fait, je viens de corriger la coquille – merci 🙂

Armando D'angelosante / Répondre

Bonjour, toujours trés intéressant et surtout pédagogique, je débute dans le home studio alors forcément je suis en phase de formation. Une question : J’ai une interface audio UR22C de Steinberg, Cubase AI, et des enceintes moniteur Edifier (R1280DB, j’en suis trés content) de l’IA aux moniteurs un cable, out de IA/jack 6.5mm et en In Moniteurs/RCA, donc un câble assymétrique. J’ai télécharger un fichier midi (aqua marine de Santana) vérifier ma config drivers audio etc, Heu….. désolé …!! Avant d’envoyer ma question, je voulais vérifier si j’avais encore un bruit de fond M…sur mes pistes midi du fichier…mais non c’est finit j’ai résolu le problème ! Je pense que c’est le fait d’avoir changer d’alimentation 5v, je l’ai retirer de l’usb de mon ordi et je l’ai mis sur alim 5v DC sur une autre prise courant. Plus une trace de bruit de fond sur Eq, les consoles, trop content ! En tout cas merci à toute l’équipe, çà demande beaucoup de travail ce que vous faites et c’est super bien fait !! Je vous encourage à continuer ! Je suis architecte mais j’ai toujours été sensible à la musique (20 ans de guitare, etc) donc çà prend beaucoup de temps à se former mais c’est passionnant !! Merci encore !! je poste qd même le message je trouve çà rigolo !

Adrien Administrateur / / Répondre

Haha tant mieux si c’est solutionné !
Merci bien pour ton retour, je transmets à l’équipe (heu… en fait il n’y a que moi :D)
Adrien

Thierry F / Répondre

Bonjour Adrien,

pour brancher un micro électrostatique XLR sur une prise jack il faut donc un embout TRS pour amener le 48 V ?

Merci d’avance pour ta réponse

Adrien Administrateur / / Répondre

Dans l’absolu oui, après je ne pense pas que le matériel envoie du 48 volts via un jack. Sur quoi souhaites-tu brancher ton micro ?
Adrien

Thierry F / Répondre

Sur une carte son MAYA placée sur la carte mère de mon PC ,dont la sorti micro est en Jack et prévue avec l ‘alimentation fantôme de 48V.

Adrien Administrateur / / Répondre

Si l’entrée jack a déjà 48 volts, dans ce cas là ça ne devrait pas poser de problème

Mathys / Répondre

Bonjour Adrien,

il y a quelques temps je t’ai demandé de me conseiller des enceintes monitoring et tu m’as proposé les Yamaha HS7 que j’ai actuellement chez moi aujourd’hui. Elles sont suberbes et vont très bien. Je possède aussi une interface audio (Focusrite Scarlett 2i2 3rd Gen) donc je branche mes enceintes à l’arrière de celle-ci, et j’utilise comme connectiques du jack TRS vers jack TRS (ceux qui sont proposés dans le guide). Je voulais savoir si s’était le bon choix pour avoir le maximum de perfomances sur mes enceintes ou est-ce mieux de prendre de la connectique Jack TS vers jack TS ou encore jack TRS vers XLR sachant qu’il ne me reste qu’un seul port XLR sur ma carte son. Si une de ces connectiques est mieux que le TRS vers TRS, laquels dois-je chosir et quel marque ? (si oui, un lien serait top)

Je vous dis merci d’avance pour votre réponse, cordialement.

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