10 des Meilleurs Synthés Behringer [2026]

Vous avez envie d’un vrai synthé hardware, mais les prix des Moog, Roland ou Sequential vous font un peu peur ?

Ou alors vous avez déjà entendu parler de Behringer, et vous vous demandez tout simplement : quel est le meilleur synthé Behringer pour vous ?

C’est clair qu’avec plus d’une cinquantaine de modèles au catalogue (sans compter les modules Eurorack), il est facile de s’y perdre !

C’est pourquoi j’ai préparé cette liste de “10 des meilleurs synthés Behringer” : des modèles toujours disponibles, qui ont largement fait leurs preuves et qui pour moi sont au niveau de qualité nécessaire pour être réellement utilisables dans des prods.

(Je ne vous parle pas du rapport qualité/prix en lui-même, qui est toujours assez impressionnant chez Behringer : même si tout n’est pas parfait, pour le prix, c’est vraiment bien !).

L'un des meilleurs synthés de chez Behringer

En très résumé, 3 synthés Behringer…

Si vous n’avez pas beaucoup de temps, voici les 3 suggestions phares de cet article regroupées dans ce tableau comparatif :

Les meilleurs synthés Behringer

Voici donc mes recommandations, classées grosso modo par ordre de prix : des synthés Behringer pas chers pour débuter, jusqu’aux polyphoniques plus ambitieux.

Est-ce que Behringer c’est vraiment bien ?

La marque d’Uli Behringer a fait et continue de faire couler beaucoup d’encre, notamment en raison de l’aspect un peu agressif et à l’éthique parfois questionnable du clonage d’autre instruments.

Toutefois, d’un point de vue sonore, les sons sont presque toujours intéressants (et clairement très intéressants concernant toutes les machines présentes sur cette page). Niveau qualité de fabrication, ce n’est pas parfait mais c’est beaucoup mieux que ce que faisait la marque dans les années 90/2000. Au global tout marche bien, tout est assez solide, et il n’y a pas de problème particulier à relever.

N’oubliez pas par contre, à réception de votre synthé, de faire la mise à jour du firmware si une mise à jour est disponible, ça permet parfois de corriger certains petits bugs.

1. Behringer Pro VS Mini

Synthétiseur Behringer Pro VS Mini

Inspiré de : Sequential Prophet VS
Type : hybride, 4 voix
Format : mini-clavier 27 touches

Commençons cette sélection avec le synthé Behringer le plus accessible de la liste, à savoir le Pro VS Mini.

Il s’inspire du Prophet VS de 1986, le premier synthé à utiliser la synthèse vectorielle, et qui possédait un joystick permettant de mélanger les oscillateurs.

Concrètement, sur le Behringer, chaque voix dispose de quatre oscillateurs numériques. Vous pouvez donc les mélanger à volonté en utilisant justement le joystick. Le tout passe ensuite par un filtre analogique avec un chorus intégré pour épaissir le son.

Le résultat ? Des sons qui évoluent, des nappes qui bougent, des textures typées années 80… bien plus riches que ce qu’on attendrait d’un synthé à ce prix (et surtout de cette taille !).

Autre bon point : il s’alimente en USB-C, ce qui permet de l’utiliser sur une simple batterie externe. Parfait pour composer n’importe où, ou comme petit joujou pas cher à acheter pour Noël.

Petit bémol quand même : le mini-clavier reste limité pour jouer. Pour en profiter pleinement, branchez-le à un clavier MIDI externe (on notera à ce propos que le synthé a une vraie prise MIDI malgré sa taille, ce qui est très appréciable).

Bref, le Pro VS Mini est une excellente porte d’entrée dans le monde des synthés hardware, et un compagnon de voyage idéal.

2. Behringer TD-3

Le synthétiseur Behringer TD-3

Inspiré de : Roland TB-303
Type : analogique monophonique avec séquenceur
Format : desktop

Impossible de faire une sélection des meilleurs synthés Behringer sans parler de la TD-3.

La TB-303 originale a été un échec commercial à sa sortie, avant de donner naissance à l’acid house en 1987 entre les mains notamment du groupe Phuture.

La TD-3 reprend fidèlement ce circuit, et de base, elle sonne déjà très proche de l’original.

On retrouve ce filtre résonant si caractéristique, les slides, les accents… bref, tout ce qui fait le son “acid” qu’on adore.

Au global c’est un instrument que j’aime beaucoup parce que le rapport qualité/prix est vraiment bon. Par contre, j’ai une TD-3 au studio justement, depuis un certain nombre d’années, mais comme je trouvais qu’il manquait tout de même un petit quelque chose par rapport à une vraie TB-303 (le côté “rubbery” comme on dit en anglais, qui rebondit un peu), j’ai fait quelques mods en suivant ce guide de chez Maffez.

C’est assez simple, mais bien sûr il faut être à l’aise avec l’idée d’ouvrir la machine et de souder quelques condensateurs. Mais soyons clairs : même sans toucher à quoi que ce soit, la TD-3 sonne bien, et reste complètement exploitable.

Notez aussi l’existence de la TD-3-MO, qui reproduit les célèbres modifications “Devil Fish” de la 303. Au programme : basses étendues, overdrive, contrôles séparés pour le decay des notes accentuées, sub-oscillateur… Concrètement, la MO est une 303 nettement plus sauvage et agressive. Si vous voulez le son acid classique, prenez la TD-3 standard. Si vous voulez quelque chose de plus brutal, la MO est faite pour vous.

3. Behringer Crave

Le synthétiseur Behringer Crave

Inspiré de : Moog Mother-32
Type : analogique monophonique semi-modulaire
Format : desktop

Le Crave est l’un des synthés Behringer les plus vendus depuis sa sortie, et ce n’est pas un hasard.

Directement dérivé du Mother-32 de Moog (à vous de voir si d’un point de vue éthique ça vous gêne…), c’est un synthé analogique semi-modulaire, avec un séquenceur 32 pas et une patchbay de 32 minijacks.

En gros, il fonctionne parfaitement sans aucun câble, mais vous pouvez aller beaucoup plus loin en patchant.

Côté son, on a un vrai caractère analogique, assez chaud, avec un filtre ladder vraiment convaincant sur les lignes de basses notamment.

Et de fait, on peut faire énormément de choses avec cette petite boîte : basses, leads, séquences, percussions… le tout dans un boîtier en métal solide.

C’est justement ce qui en fait un excellent premier synthé semi-modulaire : on apprend la synthèse en patchant, sans se ruiner.

Petit bémol : le séquenceur n’est pas des plus intuitifs, et demande un petit temps d’adaptation.

En résumé, le Crave est une valeur sûre pour découvrir l’analogique et le semi-modulaire à petit prix.

4. Behringer Edge

Le synthétiseur Behringer Edge

Inspiré de : Moog DFAM
Type : synthé de percussions analogique semi-modulaire
Format : desktop

Le Edge est un cas un peu à part dans cette sélection : ce n’est pas un synthé mélodique classique, mais un synthé de percussions analogique.

Directement dérivé du DFAM de chez Moog (même commentaire du coup, à vous de voir si vous êtes à l’aise avec ça…) il combine deux oscillateurs, un générateur de bruit, du wavefolding et un séquenceur 8 pas assez original.

Concrètement, vous pouvez obtenir des kicks, des toms et des percussions analogiques assez classiques… puis tourner quelques boutons et basculer vers des rythmes complètement cassés, bruts, presque industriels.

Cela en fait une machine vraiment intéressante, plutôt orientée vers la techno et les sons un peu expérimentaux.

Et il ne se limite pas aux percussions : piloté par un clavier externe, il fait aussi de très bonnes basses et des drones.

Autre point appréciable : le Edge dispose d’entrées/sorties MIDI, ce qui facilite grandement la synchronisation avec votre DAW ou vos autres machines.

C’est typiquement le genre de synthé qui provoque ce qu’on appelle des “happy accidents” : on tourne un bouton, un son arrive qu’on n’avait pas totalement prévu, et ça génère une idée sympa pour la prod en cours.

Bref, le Edge est le synthé idéal si vous faites de la musique électronique et que vous voulez des rythmes vivants, organiques, et typés analogiques.

5. Behringer Grind

Le synthétiseur Behringer Grind

Inspiré de : Mutable Instruments Plaits
Type : hybride monophonique semi-modulaire
Format : desktop

Avec le Grind, on reste dans le format desktop semi-modulaire du Crave, mais avec une approche bien différente : le Grind est un synthé hybride.

Sous le capot, on trouve 24 moteurs de synthèse numériques, dont 15 issus du célèbre module Eurorack Plaits de Mutable Instruments.

Concrètement, ça veut dire : virtual analog, FM, wavetable, granulaire, additif, accords, synthèse vocale, modèles physiques de cordes… Plus 10 moteurs dédiés aux percussions et aux bruits, et quelques bonus comme une émulation DX7 ou TD-3 (ça rejoint du coup, dans une certaine mesure, certain des sons qu’on peut avoir sur le Microfreak, que j’ai pas mal utilisé puisque j’ai fait un album complet avec).

(si vous n’êtes pas familier(-ère) des types de synthèses, rendez-vous sur mon dossier complet sur le sujet)

Le tout passe ensuite par un vrai filtre ladder analogique 24 dB, commutable en passe-bas ou passe-haut, ce qui offre un résultat dont la polyvalence est vraiment sympathique pour le prix.

On ajoute à ça un séquenceur 32 pas, un arpégiateur, et la possibilité de chaîner plusieurs synthés Behringer pour jouer en polyphonie.

Sans que ça soit non plus un véritable couteau suisse du sound design, on peut de fait faire beaucoup de choses avec ce synthé : basses, leads, drones, percussions, textures expérimentales…

En résumé, si le Crave vous tente mais que vous voulez plus de variété sonore, le Grind est sans doute le meilleur choix.

6. Behringer Model D

Le synthétiseur Behringer Model D

Inspiré de : Moog Minimoog Model D
Type : analogique monophonique
Format : desktop / Eurorack

Le Model D est sans doute le clone de synthé le plus connu de toute la gamme Behringer, puisqu’il s’inspire du Minimoog, sorti en 1970, un des synthés les plus emblématiques de l’histoire, entendu chez Kraftwerk comme dans toute la funk des années 70.

Et le moins qu’on puisse dire, c’est que le Model D de Behringer s’en approche de façon assez convaincante.

On retrouve les trois oscillateurs, le mixer, le fameux filtre ladder, et ce son gras, plein, immédiatement reconnaissable.

C’est avant tout un synthé de basses exceptionnel : les graves sont énormes et ronds, très proches du son Moog (ce n’est pas 100% pareil, mais franchement ça fait le job !). Le Model D fait par ailleurs aussi de très beaux leads qui iront bien dans les productions berlin school ou techno.

Bref, le Model D est une valeur sûre absolue si vous cherchez des basses et des leads vraiment typées “son analogique”.

7. Behringer MS-1 MKII

Le synthétiseur Behringer MS-1 MKII

Inspiré de : Roland SH-101
Type : analogique monophonique
Format : clavier 32 touches (utilisable en keytar)

Le MS-1 MKII est la réplique du Roland SH-101, l’un des monophoniques les plus célèbres de la musique électronique (qu’on entend notamment chez des groupes comme Boards of Canada).

Cette deuxième version reproduit fidèlement la puce d’origine du SH-101, pour un son encore plus proche de l’original que le premier MS-1 de la marque.

Côté son, c’est punchy et tranchant, même si la topologie est assez simple : un oscillateur, un sub-oscillateur, un filtre résonant… et pourtant, ça sonne étonnamment épais.

C’est un synthé redoutable pour les basses, mais aussi pour les leads incisifs et les séquences qui tournent en boucle. On appréciera également la présence d’un générateur de bruit, qui est une fonctionnalité vraiment pratique pour ajouter de la texture ou synthétiser certaines percussions.

Le séquenceur et l’arpégiateur intégrés sont d’ailleurs très simples à prendre en main.

Autre point sympathique : comme l’original, il peut se transformer en keytar avec sa poignée et sa sangle. Idéal si vous jouez en live et voulez faire un peu le show.

Et bien sûr, contrairement au SH-101 de l’époque, il dispose de MIDI et d’USB pour s’intégrer facilement dans un setup moderne.

En résumé, le MS-1 MKII est parfait pour la techno, la house, l’électro, les styles expérimentaux, et tout simplement pour des basses analogiques nerveuses qui tranchent dans le mix.

8. Behringer Pro-800

Le synthétiseur Behringer Pro-800

Inspiré de : Sequential Prophet-600
Type : analogique polyphonique 8 voix
Format : desktop / rack

On passe maintenant aux synthés polyphoniques, avec ce qui est pour moi l’un des modèles les plus intéressants de toute la gamme : le Pro-800.

Il reprend l’idée du Prophet-600, entré dans l’histoire en 1983 comme l’un des tout premiers synthés équipés du MIDI.

Mais Behringer ne s’est pas contenté de le copier : le Pro-800 passe à 8 voix (contre 6 pour l’original, d’où le nom), et intègre la quasi-totalité des améliorations du célèbre firmware communautaire “GliGli” (vélocité, aftertouch, formes d’onde supplémentaires pour le LFO, générateur de bruit…).

Concrètement, c’est un Prophet-600 modernisé, avec plus de possibilités que l’original.

Niveau son, on retrouve bien sûr la couleur du Prophet, avec des textures riches, chaleureuses, parfaites pour les pads, les accords, les sons de cuivres synthétiques et toute l’esthétique des années 80. Amateurs de synthwave, c’est pour vous.

Et n’oublions pas que le synthé propose aussi des modes mono, unisson et accords !

Un conseil quand même : faites la mise à jour du firmware dès réception. Les premières versions avaient pas mal de défauts, corrigés depuis.

Bref, c’est tout simplement l’un des synthés polyphoniques analogiques les moins chers du marché, et une valeur sûre.

9. Behringer Poly D

Le synthétiseur Behringer Poly D

Inspiré de : Moog Minimoog Model D
Type : analogique paraphonique 4 voix
Format : clavier 37 touches

Le Poly D, c’est un peu le grand frère du Model D : on retrouve le même son Minimoog, mais cette fois dans un vrai instrument avec clavier.

Et le look est là : flancs en bois, panneau de contrôle qui se relève comme sur l’original, clavier sensible à la vélocité avec aftertouch… On a vraiment l’impression de jouer sur un Minimoog.

Côté nouveautés, Behringer a ajouté un quatrième oscillateur, un chorus stéréo, de la distorsion, un séquenceur 32 pas et un arpégiateur.

Par contre, attention à un point important : malgré son nom, le Poly D n’est pas un vrai synthé polyphonique. Il est en réalité paraphonique, c’est-à-dire que vous pouvez jouer jusqu’à 4 notes, mais avec un seul oscillateur par note, et toutes passent par le même filtre.

Pour faire simple, c’est parfait pour jouer quelques accords simples ou des nappes avec le chorus, mais si vous cherchez un vrai poly, regardez plutôt du côté du Pro-800 ou du DeepMind 12 qui seront beaucoup plus adaptés.

Là où le Poly D excelle, c’est lorsqu’on joue avec en mode monophonique, puisque vous allez alors pouvoir empiler ces quatre oscillateurs pour des basses et des leads énormes.

En résumé, c’est le choix idéal si vous voulez le son Minimoog avec un vrai clavier sous les doigts.

10. Behringer DeepMind 12

Le synthétiseur Behringer DeepMind 12

Inspiré de : Roland Juno-106 (de loin)
Type : polyphonique 12 voix, analogique avec effets numériques
Format : clavier 49 touches

On termine avec le synthé le plus ambitieux de la sélection.

Petite anecdote : le DeepMind 12 est le tout premier synthé de Behringer, sorti en 2016. C’est lui qui a lancé la marque dans l’aventure des synthés.

L’inspiration de départ vient du Roland Juno-106, mais le DeepMind va beaucoup plus loin : deux oscillateurs par voix, 12 voix de polyphonie, un filtre 2 ou 4 pôles, une matrice de modulation avancée…

Autant vous dire que c’est plutôt complet !

Et surtout, une section d’effets de bonne qualité (reverbs, delays, chorus, etc.), qui fait vraiment partie intégrante de son identité sonore.

Le résultat est particulièrement impressionnant sur les pads et les nappes : larges, profonds, avec ce côté Juno qu’on reconnaît immédiatement. Surtout qu’avec l’unisson, vous pouvez empiler jusqu’à 12 voix !

Petit bémol : avec autant de fonctionnalités, il faut passer par des menus pour certains réglages. Ce n’est donc pas le synthé le plus immédiat de la liste. Mais une fois pris en main, c’est une machine plutôt complète, aussi à l’aise en studio que sur scène, qui je trouve est une valeur sûre pour qui cherche un vrai poly polyvalent en restant sur des budgets corrects.

En conclusion

Voilà, vous avez maintenant toutes les cartes en main pour choisir votre prochain synthé Behringer !

Pour les basses et l’acid, foncez sur la TD-3, le MS-1 ou le Model D. Pour la polyphonie, le Pro-800 et le DeepMind 12 sont imbattables à ce prix. Et si vous aimez explorer, le Crave, le Grind et le Edge vous ouvriront plein de portes.

👉 Pour d’autres suggestions de synthés, je vous recommande notamment ma sélection des meilleurs synthés pour débutants

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