Kush Omega TWK : le Test Complet

9.7/ 10

Qualité sonore - 10

Fonctionnalités / Interface - 9

Rapport Qualité/Prix - 10

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POUR
La saturation très réaliste, la simplicité d'utilisation, le design

CONTRE
L'interface trop petite, le gain pas tout à fait unitaire

Peut-être connaissez-vous la série de plugins Omega, de la marque Kush — qui est juste l’un de mes éditeurs de plugins favoris dès que l’on parle de simulation de saturation analogique ?

Il s’agit de cet ensemble de trois plugins de saturation, visant à être couplés avec le préampli Omega 500 de la même marque. Si ce dernier est particulièrement clair et transparent, les plugins ont justement pour objectif de lui apporter de la couleur et du caractère.

Omega TWK, c’est le petit dernier de cette série d’effets. Le quatrième, simulant le circuit d’amplification du Kush Tweaker, un compresseur très sympathique et très coloré.

Mais que vous souhaitiez l’utiliser en complément du hardware ou bien tout seul (ce qui est bien plus probable en home studio), le Omega TWK risque de vous surprendre à bien des abords.

Regardons donc en détail ce dont il s’agit…

Une interface 100% vintage

L'interface de Omega TWK

L’interface d’Omega TWK rappelle le style des autres plugins Omega : minimaliste, car comportant un nombre de réglages très limité, mais aussi très agréable et esthétique en raison d’une palette de teintes vintage bien pensée.

Malheureusement, elle n’est pas redimensionnable, ce qui la classe parmi les interfaces de petite taille. Un peu dommage, même si ça ne nuit pas vraiment à son utilisation.

Niveau réglages, difficile de faire plus simple car tout tourne autour du bouton central Intensity (autrement dit, un bouton gérant la quantité de saturation). Certains pourront trouver cela un peu léger, mais en ce qui me concerne j’apprécie vraiment les plugins simples, qui permettent d’aller à l’essentiel sans se perdre dans des dizaines de réglages.

Du coup, le minimalisme d’Omega TWK me va très bien.

Et puis, au-delà du bouton de saturation, on retrouve tout de même des réglages d’input/output pour pouvoir faire son gain staging, ainsi que deux boutons supplémentaires :

  • Phase — qui permet bien sûr d’inverser la phase de l’enregistrement
  • -20dB — qui permet d’ajouter de la headroom et donc d’avoir un effet plus progressif, ou du moins se comportant un peu différemment.

A ceci s’ajoutent, pour tout indicateur, deux LEDs s’allumant en fonction du niveau de saturation.

Bref, vous l’aurez compris : difficile de se tromper dans les réglages, même s’il faut remarquer que le bouton Intensity est assez sensible et qu’il est donc facile d’aller trop loin.

Un son saturé à coup de transistors et d’opamps

Niveau son, dès les premiers instants, Omega TWK fut pour moi une grande et agréable surprise.

La texture est magnifique, et l’effet donne de l’épaisseur et de la couleur aux sons sans jamais devenir désagréable.

Certes, il est possible de le pousser dans des réglages agressifs, mais le son qui en sort est toujours musical.

En utilisation douce (je ne donne pas de réglage type car tout dépend de votre gain staging en amont), Omega TWK s’adapte à toutes les pistes, à tous les instruments. Et même à la guitare acoustique, à laquelle il donne un petit côté old-school un peu sombre.

Mais, naturellement, le plugin de Kush prend tout son sens sur les pistes de batterie, lesquelles sont à mon goût une façon simple de juger de la qualité d’un plugin de saturation.

Voici un exemple utilisant le morceau « Bordeline » de Trevor de Clerq (avec son aimable autorisation) :

Instantanément, le son gagne en épaisseur.

Il gagne en densité.

Notez particulièrement le changement d’attitude de la grosse caisse, qui a tendance à ressortir compressée de la phase de saturation, et ressort de façon beaucoup plus agréable après traitement.

On notera toutefois qu’il est nécessaire d’ajuster le volume en sortie, car le plugin a tendance à amplifier un peu le niveau sonore. Rien de bien méchant, mais ça n’aide pas les comparaisons avant/après.

Par ailleurs, au-delà de densifier le son et apporter un peu de couleur, Omega TWK peut aussi être utilisé comme un gros overdrive ou une distorsion, ce qui le rend très efficace pour donner du mordant à des pistes de basse ou de guitare.

Voici un exemple avec la basse issue du même morceau, et deux réglages différents :

  • dans le premier cas, la saturation est moyenne, ce qui donne l’effet d’un overdrive sympathique ;
  • dans le deuxième cas, le bouton Intensity est presque au maximum, ce qui nous fait plonger dans une agréable saturation dotée d’une attitude très « analogique ».

Enfin, durant mes tests du plugin, j’ai également pris le temps de voir ce que cela donnait sur un mix complet.

A première vue, on pourrait se dire qu’un plugin comme Omega TWK n’est pas vraiment adapté à une utilisation sur le mix buss, en raison de son caractère très marqué et plutôt incisif, qui n’est pas vraiment subtil.

Ceci dit, suivant les conseils de son créateur que j’avais pu lire sur le net (merci Gearslutz), j’ai persévéré dans mes expérimentations en réglant le plugin pour que les LEDs de saturation ne s’allument que de temps en temps, sur les coups les plus forts.

Et là, la magie a opéré : même sur les mix complets, le plugin est capable d’apporter des harmoniques intéressantes donnant facilement vie au morceau. Quand Scott de Kush Audio explique que le plugin se trouve désormais en permanence sur son mix buss, je comprends maintenant pourquoi…

En conclusion

Personnellement, Omega TWK de Kush fut une très bonne surprise.

Certes, j’aime beaucoup cette marque, mais ce plugin en particulier ressort du lot tant il permet d’ajouter facilement de la couleur analogique à vos mix — le tout, en tournant simplement un unique bouton de réglage !

Clairement, au-delà d’une utilisation standard en studio et au vu du prix très bas, Omega TWK me semble être une excellente option si vos enregistrements home studio manquent un peu d’épaisseur, manquent un peu de magie : il vous suffit d’ajouter le plugin sur chacune de vos pistes et de tourner le bouton jusqu’à ce que vous soyez satisfait(e) du son.

Mais que pourrait-on bien demander de plus ? 🙂

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