Valhalla DSP ValhallaDelay : Le Test Complet

9.5/ 10

Qualité sonore - 9

Fonctionnalités / Interface - 9.5

Rapport Qualité/Prix - 10

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POUR
La qualité des algorithmes de delay vraiment impressionnante, la facilité d'utilisation

CONTRE
Le mode "pitch" intéressant mais trop spécifique, le réglage de "drive" engendrant des variations de gain

On ne présente plus Valhalla DSP, le fameux éditeur spécialisé dans les plugins de réverbes et autres joyeusetés à base de modulations stéréo tel que les célèbres VintageVerb et Shimmer.

Inutile, du coup, de détailler l’allégresse avec laquelle j’ai reçu la sortie de ValhallaDelay, le petit nouveau de la marque, qui était annoncé comme étant en quelque sorte « une interprétation personnelle des effets de delay vintages et modernes ».

Vous le voyez dans la note ci-dessus : j’ai adoré le plugin.

Ce qui est presque sans surprise venant de cette marque.

Certes, il y a un ou deux tous petits points qui m’ont moins convaincu, mais il s’agit clairement d’un effet d’écho extrêmement puissant et susceptible de prendre la place de pas mal de ses compétiteurs.

Surtout au prix de $50, une particularité fort appréciable de Valhalla DSP — puisque tous leurs plugins sont à ce prix.

Je ne vous en dit pas plus, voici le test complet…

Une interface sobre et simple d’utilisation

L'interface de ValhallaDelay

Si vous êtes habitué aux plugins de Valhalla DSP, l’interface est absolument standard puisque le design est le même que tous les autres plugins de l’éditeur.

En effet, on est sur un style flat design caractérisé par des réglages bien identifiés et des boutons faciles à manipuler.

Point positif : puisqu’elle est basée sur des dessins géométriques (images vectorielles), l’interface est redimensionnable à volonté. Vous pouvez donc mettre le plugin quasiment en full-screen si vous le souhaitez.

Après, le design en lui-même, on aime ou on aime pas. C’est une affaire de goût, je trouve. Pour moi, ça me semble très bien même si on est bien sûr pas sur une esthétique de compresseur vintage avec tous les détails qui vont avec.

Par contre, le gros point positif de cette interface graphique, c’est l’accessibilité : il n’y a pas de panneau de réglage caché, tous les réglages sont directement accessibles à l’ouverture du plugin.

Et qui plus est, il n’y a pas besoin de manuel, puisque chaque bouton est documenté via un message qui s’affiche de façon non-intrusive au survol des différents potentiomètres virtuels.

Bref, jusque là, tout va bien, et tout est facile à utiliser. Passons sans plus attendre à l’aspect sonore…

Des Styles et des Modes d’écho

ValhallaDelay intègre cinq styles de delay.

Trois d’entre eux sont assez classiques à mon goût. On retrouve en effet les styles suivants :

  • Single — pour lequel la même durée de delay est appliquée pour les canaux gauche et droit ;
  • Dual — avec une durée de delay pour le canal gauche et une pour le droit ;
  • Ping Pong — où l’écho rebondit d’un canal à l’autre.

Mais au-delà de ça, on retrouve aussi deux styles plus spécifiques qui réjouiront tous ceux à la recherche d’échos un peu plus originaux ou un peu plus créatifs :

  • Ratio — cette fois-ci, un ratio permet d’ajuster la différence entre le delay des canaux gauche et droit
  • Quad — qui émule les anciens systèmes d’écho à bande magnétique possédant différentes têtes de lecture (type Roland RE-201/301).

Le gros plus, c’est que tous ces Styles sont complètement décoréllés du son par lui-même. C’est-à-dire qu’il s’agit juste du type d’écho, mais que pour chacun il reste possible d’utiliser l’ensemble des algorithmes intégrés au plugin.

Parce que oui, des algorithmes, il y en a beaucoup.

Enfin, beaucoup, j’exagère un peu, mais tout de même 7.

Je ne vais pas rentrer dans le détail, notamment parce que sur le site de Vahalla DSP, on retrouve plusieurs articles qui donnent toutes les informations nécessaires.

Par contre, il est intéressant de noter qu’on retrouve à nouveau plusieurs catégories d’algorithmes.

On a tout d’abord deux modes de delay que je qualifierais de « haut de gamme », dans le sens où le son des répétitions est assez propre et donne plutôt une sensation de haute définition : il s’agit des modes Hi-Fi (qui simule un écho à bande magnétique très propre) et Digital (modélisation d’un écho numérique old school).

Ensuite, il y a aussi deux modes beaucoup plus lo-fi : le mode Tape (qui comme son nom l’indique simule une bande magnétique standard) et le mode BBD (qui correspond à un delay de type Bucket Brigade).

Avec ces algorithmes, on retrouve des sons auxquels on est plutôt habitué — à ceci près que les modélisations sont d’excellente qualité :

Et enfin, les trois modes restants (Pitch, RevPitch et Ghost) sont eux beaucoup plus orientés vers la création sonore, vers les musiques ambient ou cinématiques, ainsi que vers le sound design.

Je dois avouer que je n’ai pas tout à fait été convaincu par les modes Pitch. Certes, ils rappellent un certain nombre d’effets un peu granulaires que l’on pouvait entendre notamment dans certains appareils vintages, mais en termes d’utilisation je trouve que ça reste relativement limité.

Du moins, peut-être pas limité, mais en tous cas spécifique.

Par contre, le mode Ghost est beaucoup plus intéressant, et permet de faire pas mal de choses un peu cinématiques justement, qui raviront les fans de la bande son de Premier Contact :

Des modificateurs très utiles

Un peu dans l’idée de certains synthétiseurs, on retrouve ensuite toute une série de modificateurs qui permettent de transformer un delay déjà particulièrement complet en un plugin d’écho qui propose à peu près tout ce que l’on pourrait imaginer en termes de fonctionnalités.

(A noter d’ailleurs que suivant l’algorithme de delay sélectionné, les réglages proposés ne sont pas tout à fait les mêmes. Je trouve ça tout simplement génial, tout est pensé pour optimiser le son…)

On retrouve par exemple une option de « Couleur », qui permet de gérer la quantité de saturation appliquée au signal wet. Via deux réglages bien pensés (Drive et Age), toutes sortes de colorations du signal sont possibles.

Le réglage de « Drive » est un peu bizarre, car il génère des variations de gain un peu gênantes lorsqu’il est automatisé, mais le son est excellent et peut ainsi changer de caractère suivant la valeur sélectionnée.

A noter au passage que la plupart des réglages, dont le Drive, sont aussi influencés par le choix de l’époque (« Era »). En effet, ValhallaDelay décline chaque algorithme selon trois couleurs : Passé, Présent et Futur. Au cas où vous n’ayez pas déjà assez d’options…

Enfin, parmi les paramètres remarquables, il y a aussi la Diffusion, ValhallaDelay intégrant un algorithme de diffusion acoustique type réverbe.

Cela veut dire que vous pouvez aussi bien générer des delays aux répétitions bien précises que des ambiances 3D hautes en couleur pour placer vos instruments dans l’espace stéréo.

On peut par exemple arriver à des sons impressionnants en couplant cela à l’algorithme BBD :

Très intéressant, n’est-ce pas ? 🙂

En conclusion

Clairement, Valhalla DSP tape très fort avec ce merveilleux plugin de delay.

Au-delà des usages basiques qu’il permet de maîtriser en toute quiétude, ValhallaDelay s’est durant mes tests avéré être également un outil de design sonore inespéré, offrant toutes sortes d’ambiances acoustiques et d’effets plus passionnants les uns que les autres.

Et malgré les nombreuses options, il reste facile de concevoir le son que l’on souhaite, de l’écho le plus vintage à celui le plus moderne.

Alors il ne reste qu’à dire un grand bravo à l’équipe de Valhalla DSP ! 😉

 

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